130. Apprendre à se parler pour être plus efficace

Publié le par Sirieix

N'est-ce pas du bon sens, une lapalissade ? Qui pourrait penser qu'une équipe puisse être efficace alors que ses membres ne communiquent pas, ou peu ? Et pourtant, quand on regarde autour de soi... Combien de gens sont en réunion, mais aussi en train de pianoter sur leur téléphone ? Combien voyagent ensemble mais chacun avec ses écouteurs sur les oreilles ?

Pour illustrer mon propos, je reproduis ici un extrait d'une chronique de Frédéric Pommier (France Inter, 23/04/2016).

[...] Et puis il y a beaucoup de gens qui ne parlent pas. Ou du moins qui ne se parlent pas. Sur les terrains de foot notamment : des joueurs qui ne se parlent pas assez, qui ne communiquent pas assez. Et qui, du coup, ratent parfois des occasions de marquer des buts...

C'était notamment le cas des footballeurs de l'équipe anglaise de Southampton, au grand dam de leur entraîneur qui a, il y a quelques mois, décidé d'inventer des cours des communication. Rien de révolutionnaire dans ces séances hebdomadaires. Le principe, c'est que les joueurs effectuent plusieurs tâches à la fois - se passer un ballon et une balle de tennis en même temps - mais ceci en parlant avec leur partenaire. Pour que parler entre eux redevienne naturel. Car ce qu'a constaté leur entraîneur néerlandais, c'est que si ses joueurs communiquaient si mal sur le terrain, c'est parce qu'ils ne communiquaient pas davantage le reste du temps.

Dans le bus comme avant les matchs, raconte-t-il, autrefois les footballeurs discutaient, ou bien ils jouaient aux cartes. Or maintenant, ils ont tous des écouteurs sur les oreilles et les yeux fixés sur leurs téléphones portables.

Chacun dans sa bulle dans le bus et avant les matchs. Chacun dans sa bulle ensuite sur le terrain. Mais depuis qu'ont été mis en place ces cours de communication, l'équipe ne cesse de progresser. La méthode porte donc ses fruits : parler davantage pour mieux jouer.

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Planification et contrôle : est-ce vraiment la bonne façon de gérer une entreprise ?

Publié le par Sirieix

Voici la retranscription d'une interview de  Brian Robertson, de Holacraty, citée par F. Laloux dans "Reinventing Organizations", qui illustre par une métaphore l'inanité de la planification et du contrôle dans la gestion d'une entreprise dynamique, qui doit plutôt essayer de sentir et de répondre.

Imaginez que nous fassions de la bicyclette comme nous essayons de gérer nos entreprises. Voici grossièrement ce qui se passerait :

Nous aurions des grosses réunions de comité, où nous prévoirions la meilleure façon de diriger la bicyclette.

Nous regarderions avec terreur la route devant nous, en essayant de prévoir où la bicyclette se trouverait quand...

Nous ferions nos prévisions, nous aurions nos diagrammes de Gantt, et nous mettrions de points de contrôle en place pour nous assurer que tout se passe comme prévu.

Puis nous monterions sur la bicyclette, nous fermerions les yeux, nous maintiendrions fermement le guidon dans l'inclinaison que nous avons calculée en amont, et nous piloterions en suivant les prévisions.

Et si la bicyclette se renverse à un moment, eh bien, pour commencer : de qui est-ce la faute ? Trouvons les responsables, virons-les. Ensuite : nous savons ce qu'il ne faudra pas faire la prochaine fois. Il y a de toute évidence une chose que nous n'avons pas vue. Il faut davantage prévoir en amont. Il faut davantage de contrôle.

Quand vous êtes sur une vraie bicyclette, vous ne la pilotez pas en amont, vous la pilotez en temps réel, en continu, en effectuant sans cesse des micro-corrections, et vous faites cela consciemment, les yeux ouverts, sur la base d'une multitude d'informations qui vous parviennent par une multitude de canaux.

Votre équilibre, votre direction, vos sens fonctionnent pleinement, parce que vous êtes présents dans l'instant, ouvert à la réalité qui est la vôtre et vous choisissez consciemment la réponse à y apporter, à chaque instant.

Vous n'allez pas au petit bonheur la chance, vous avez toujours une intention qui vous conduit et, en vérité, vous avez plus de chance de rester maître de réaliser votre projet en étant conscient et présent à chaque instant. [...]

Il est beaucoup plus exigeant et beaucoup plus effrayant d'être au clair sur la mission et de rester consciemment présent à chaque instant.

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128. Régler un conflit : une approche par les solutions

Publié le par Sirieix

J'ai déjà présenté sur ce blog plusieurs techniques pour tenter de résoudre un conflit. Lisez par exemple "Quand ça commence à mal tourner...", ou encore penchez-vous sur la méthode "Comment réussir à échouer" décrite dans l'article "Comment transformer un problème en conflit".

Aujourd'hui, je vous propose d'essayer une approche systémique orientée vers les solutions.

Pensez à une personne avec qui vous êtes en conflit.

Imaginez que, par miracle, le conflit est résolu. Qu'est-ce que cette personne fera de différent ?

Et vous, en retour, que ferez-vous de différent, si l'autre change dans le sens que vous souhaitez ?

Seriez-vous d'accord pour faire "comme si", pour essayer pendant quelque temps le comportement que vous auriez en retour, et voir ce que cela donne ?

Si vous répondez "non", alors c'est qu'il est mieux pour vous de garder le conflit pour le moment...

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127. Savoir accepter l'erreur

Publié le par Sirieix

"L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli."

Proverbe africain 

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126. Allez conquérir d'autres espérances

Publié le par Sirieix

N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée.

Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances.

Le reste vous sera donné de surcroît.

Henri de Montfreid

 

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125. Le problème de la bougie - Favorisez les motivations intrinsèques

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124. Pour une éthique du langage

Publié le par Sirieix

D'après Michel Lacroix (2010), Paroles toxiques, paroles bienfaisantes.

Partant du constat que toute parole a une influence, grande ou petite, négative ou positive, sur celui ou celle qui la reçoit, le philosophe contemporain Michel Lacroix invite à "tourner sept fois sa langue dans sa bouche" avant de s'exprimer, afin d'éviter de blesser l'autre, ou de créer des tensions conflictuelles.

Il propose huit règles pour fonder une éthique du langage, huit critères afin que la parole serve à une communication saine entre les personnes.

  1. La parole doit être polie. Ainsi, celui ou celle qui parle poliment va recourir aux "mots de liaison", ces mots qui relient, qui montrent la volonté de "faire société" : bonjour, merci, pardon...
  2. La parole sera attentionnée. Elle évitera de faire perdre la face à celui qui écoute, de blesser son amour-propre, de forcer son intimité.
  3. Une parole positive, qui renforce la confiance de l'autre en lui-même, qui l'encourage dans ses projets.
  4. La parole est aussi respectueuse des absents. Elle évite le jugement, fuit le commérage.
  5. La parole éthique doit être tolérante, accueillir la diversité des opinions, ouverte à chaque "construction du monde" exprimée.
  6. D'ailleurs, la parole est elle-même gardienne du monde. C'est son rôle de décrire les paysages, de nommer les choses, de raconter les événements. Elle a une fonction de préservation du monde de par le fait de désigner. "Bien que toutes les choses disparaissent, nous conservons d'elles de purs noms" (Umberto Eco, Le nom de la rose).
  7. La parole est responsable du langage. Elle se doit à la conservation du patrimoine linguistique. Il est ici question du "bien parler", de l'usage du mot juste, du travail d'orfèvre, du plaisir du gourmet, du "passeur de mots". J'en profite pour rendre hommage à Alain Horvilleur et à son blog passionnant, le "garde-mots", que vous trouverez à l'adresse http://blog.legardemots.fr, et qui est malheureusement en sommeil depuis trois ans.
  8. Enfin, la parole doit être vraie. Elle doit délivrer des messages de vérité, vérité subjective quand la personne dit quelque chose de sa vie intérieure, vérité objective quand elle décrit les faits extérieurs. La parole vraie s'attache à la juste désignation. Elle met à l'honneur les fonctions psychologique et relationnelle du langage. Bref, la parole sert avant tout à se parler.

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123. Bulambuli Valley, la nouvelle source de l'innovation

Publié le par Sirieix

123. Bulambuli Valley, la nouvelle source de l'innovation

La Silicon Valley n'est plus le seul foyer de référence pour l'innovation mondiale. La Bulambuli Valley est en passe de la détrôner.

Dans une démarche qui rappelle les principes du Slow Management (voir mon article "Le Slow Management - une tendance à suivre") : authenticité, épanouissement humain, coopération, la Bulambuli Valley se hisse à la pointe de l'innovation dans des domaines aussi variés que la technologie, l'alimentation, le design, l'énergie...

Les entrepreneurs de la Bulambuli Valley mettent en application les 7 clés de management pour favoriser l'innovation, afin de mettre tous les atouts de leur côté en vue de leur réussite à l'échelle planétaire.

La vidéo de présentation de leurs projets dure 2'28. En si peu de temps, ils gagnent le pari de nous convaincre et de nous faire partager leurs rêves !

Alors, cliquez et partez pour la Bulambuli Valley !

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122. Parlez-vous égalité ?

Publié le par Sirieix

122. Parlez-vous égalité ?

L'égalité femmes-hommes passe par la restauration de l'égalité dans le langage. Les mots que nous utilisons tous les jours façonnent les images, les représentations que nous avons des femmes et des hommes.

Savez-vous que, jusqu'à la fin du XVIIème siècle, c'est la règle de proximité qui s'appliquait en grammaire pour accorder les adjectifs féminins et masculins ? L'accord se fait alors avec le terme le plus proche de l'adjectif dans la phrase, ce qui donne : « Que les hommes et les femmes sont belles !».

La règle précisant que le masculin l'emporte sur le féminin finit par s'imposer pour des raisons qui ne doivent pas grand-chose à la linguistique : à cette époque, la supériorité masculine va tout simplement de soi. « Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte », affirmait l'abbé Bouhours dès 1675. « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle », complète élégamment, en 1767, le grammairien Nicolas Beauzée.

Et ce, malgré l'intervention des citoyennes pendant la Révolution : « Article 3. Le genre masculin ne sera plus regardé, même dans la grammaire, comme le genre le plus noble, attendu que tous les genres, tous les sexes et tous les êtres doivent être et sont également nobles. » (Requête des dames à l'Assemblée nationale, projet de décret, 1792).

La généralisation de l'école primaire au XIXe siècle qui a permis d'imposer la nouvelle règle, et de faire disparaître les autres types d'accord.

"Ce n'est pas la langue française qui est sexiste, ce sont ses locuteurs et locutrices. Qui ne sont pas responsables de ce qu'on leur a mis dans la tête, mais de ce qu'elles et ils en font." (Eliane Viennot professeure de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet, Saint-Etienne).

Pour aller plus loin, voyez les préconisations d'Eliane Viennot pour rétablir un langage plus respectueux d'égalité : http://elianeviennot.fr/Langue-prec.html

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121. Comment rédiger une page web attractive

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121. Comment rédiger une page web attractive

Lisez cet article pour en savoir plus...

http://www.laurentbourrelly.com/blog/1730.php​

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