104. Le temps est votre richesse !

Publié le par Sirieix

104. Le temps est votre richesse !

Changez votre façon de voir le temps, ne le prenez pas comme un obstacle qu'il vous faut surmonter, mais bien comme une richesse, un don. Prenez exemple sur les surfeurs, il ne s'agit pas de lutter contre les vagues, il faut savoir les utiliser pour son plus grand plaisir.

En prenant cette posture inhabituelle, en envisageant cette nouvelle perspective, déjà les choses vont naturellement changer pour vous. Au lieu de courir après le temps qui vous manque, vous polirez le temps que vous possédez : "je veux ce que je fais". Ne tombez pas dans les pièges que j'ai évoqués dans un article précédent : http://sirieix.over-blog.com/article-prenez-le-temps-ne-vous-laissez-pas-pren-115072493.html

Gardez à l'esprit que, si vous ne prenez pas soin de votre temps, si vous ne veillez pas sur cette richesse, un autre s'en chargera pour vous, de la même façon qu'un escroc saura gérer votre patrimoine si vous vous en désintéressez.

Voici ce qu'un de mes collègues, célèbre coach et conseil en management, écrivait à l'un de ses clients :

Oui c'est cela mon cher Lucilius, revendique la possession de toi‑même. Ton temps, jusqu'à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t'échappait. Récupère‑le, et prends‑en soin. La vérité, crois‑moi, la voici: notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. Pourtant, il est encore plus blâmable de le perdre par négligence. Et, à y bien regarder, l'essentiel de la vie s'écoule à mal faire, une partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce qu'il faudrait faire.

Peux‑tu me citer un homme qui accorde du prix au temps, qui reconnaisse la valeur d'une journée, qu'il comprenne qu'il meurt chaque jour ? Car notre erreur, c'est de voir la mort devant nous. Pour l'essentiel, elle est déjà passée. La partie de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis‑toi de chaque heure. Ainsi tu seras moins dépendant du lendemain puisque tu te seras emparé du jour présent. On remet la vie à plus tard et pendant ce temps, elle s'en va.

Tout se trouve, Lucilius, hors de notre portée. Seul le temps est à nous. Ce bien fuyant, glissant, c'est la seule chose dont la nature nous ait rendu possesseur : le premier venu nous l'enlève. Et la folie des mortels est sans limite : les plus petits cadeaux, ceux qui ne valent presque rien et qu'on peut facilement remplacer, chacun en reconnaît la dette, alors que personne ne s'estime en rien redevable du temps qu'on lui accorde, c'est‑à‑dire de la seule chose qu'il ne peut pas nous rendre, fût‑il le plus reconnaissant des hommes.

Sénèque. Apprendre à vivre. Lettre à Lucilius