Macho, ma chochotte... Et si on inversait les rôles ?

Publié le par Sirieix

A l'occasion de la sortie du Livre "Vie de meuf", Osez le féminisme a réalisé des clips dénonçant le sexisme ordinaire que vivent les femmes tous les jours de leur vie. Grinçants, percutants, ces clips visent à faire changer les mentalités et faire avancer l'égalité femmes - hommes.

Le clip que je vous propose, une scène de machisme ordinaire en entreprise, s'intitule "L'égalité, vous l'avez". Où l'on s'aperçoit que notre comportement, à nous les hommes, n'est pas toujours irréprochable, et qu'il nous reste des progrès à faire... Le premier pas, c'est d'abord de prendre conscience de ces attitudes et remarques humiliantes qui doivent être bannies des situations professionnelles. Alors, soyons vigilants sur la façon dont nous communiquons avec l'autre sexe pour faire progresser l'égalité entre les hommes et les femmes.

Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé...

 

 


L'égalité vous l'avez_VDM par osezlefeminisme

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Le temps des coping

Publié le par Sirieix

Qu'est-ce qui rend certaines personnes résistantes au stress ?

 

Le coping est "le processus actif par lequel l'individu fait face à une situation stressante et réussit à la maîtriser, par l'autoappréciation de ses propres activités et de ses motivations" (Bloch et al., Grand dictionnaire de la psychologie, 1991).

Le terme vient de l'anglais "to cope with" qui signifie "faire face", "venir à bout".

Le coping fait référence aux efforts adaptatifs que développe une personne face à des situations de menace, de défi et de nuisance, bref à des situations de stress. Il peut s'agir aussi bien d'un acte simple (éviter un danger immédiat, analyser un contexte pour savoir quoi faire...) que d'une série d'actions se déroulant dans le temps (faire le deuil...)

 

Il y a trois aspects fondamentaux au coping :

  • Le processus actif de coping dans lequel s'engage une personne en situation de stress. Il peut être composé de réponses directes visant à éliminer la source du danger, ou de réponses palliatives cherchant à réduire la perception du danger (par exemple, le déni, le recours aux anxiolytiques, etc.)
  • Les stratégies de coping, élaborées de façon consciente et rationnelle pour surmonter la source de l'anxiété.
  • Les styles de coping, dispositions par rapport au traitement de l'information, tendances propres à l'individu à évaluer les menaces (les surévaluer, les sous-évaluer...) à s'attaquer aux problèmes ou à les éviter, impulsivité, indécision, comportement posé et réfléchi...

Une étude de Flannery montre que ceux qui résistent le mieux au stress utilisent quatre stratégies :

  • Ils pensent contrôler leur environnement et avoir les compétences nécessaires dans des situations spécifiques.
  • Ils ont un travail qui les absorbe, qui a du sens pour eux, et dans lequel ils s'impliquent.
  • Ils ont une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique, moments de relaxation.
  • Ils ont des relations personnelles dans un tissu social qui leur procurent camaraderie, écoute, information.

Deux conclusions s'imposent :

  • Plus votre répertoire de comportements de coping est large et souple, plus vous réussirez à vous adapter aux événements, et plus vous serez à l'abri des risques de troubles psychiatriques.
  • Analysez finement votre gestion du temps et réfléchissez bien à vos priorités. Avoir un travail prenant, c'est bien, mais il faut garder du temps pour les relations sociales (famille, amis, associations...), du temps pour son bien-être physique (sport, relaxation...) Certaines activités permettent de combiner plusieurs aspects (une activité sportive avec des amis, un repas équilibré en famille, un travail en équipe dans une ambiance harmonieuse...) : repérez-les pour les privilégier.

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Pour réussir un entretien, passez un contrat !

Publié le par Sirieix

Dans la vie professionnelle, nombreuses sont les situations d'entretien : embauche, enquête, mise au point ("remonter les bretelles" à un collaborateur !), entretien professionnel annuel (pour la gestion des compétences et le management par objectifs), licenciement, etc.

"Un entretien, c'est une rencontre et un parcours" (Blanchet et Gottman, 1992 - L'enquête et ses méthodes : l'entretien, Nathan).

C'est un parcours : l'entretien se fait à deux (qui sont ces personnes ?), pour aller quelque part (quel est l'objectif ?). Il y aura donc une stratégie (quel chemin suivre pour atteindre l'objectif ?) et une tactique (comment parcourir ce chemin ?).

C'est aussi une rencontre : l'entretien crée une situation unique, qui a lieu à un moment donné, dans un lieu donné.

 

Pour réussir un entretien, il est nécessaire de bien placer le cadre dès le début. L'interviewer posera un cadrage efficace s'il explicite d'emblée

- voilà la finalité de l'entretien,

- voilà ce que j'attends de vous.

 

Afin de poser le cadre d'un entretien, je vous recommande de passer un contrat de communication dès le démarrage. En quelques phrases courtes et claires, vous devez faire comprendre à l'interviewé

  • la finalité de votre mission : à quoi servent les entretiens que vous menez,
  • qui vous êtes, et pourquoi vous avez choisi l'autre comme interlocuteur,
  • l'objectif que vous proposez d'atteindre à l'issue de l'entretien (en termes de résultat concret),
  • la règle du jeu : comment on va se parler, combien de temps durera l'entretien, va-t-il y avoir un enregistrement, quel retour pourrez-vous faire à l'interviewé, quelle confidentialité pouvez-vous garantir, etc.

Puis vous allez passer la parole à votre interlocuteur en lui donnant une consigne (décrire des éléments, ou évaluer des éléments). Cette consigne représente comment vous avez choisi d'aller vers l'objectif.

Attention : dans la situation d'entretien, l'autre est "sujet" et non "objet". Quand on pose une question, on n'obtient qu'une réponse. Le piège est d'avoir sa réponse.

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Recette de Communication Non Violente - Synthèse de la méthode

Publié le par Sirieix

Récapitulons. Pour communiquer plus sereinement avec les autres et dénouer les tensions ptentiellement conflictuelles, voici ce qui est préconisé :

1. Dites ce que vous observez et qui ne vous convient pas dans le comportement de l'autre, en veillant à rester au niveau des faits précisés dans un contexte de temps et d'espace, et surtout en évitant tout jugement ou interprétation.

2. Parlez de ce que vous ressentez sans chercher à culpabiliser l'autre, simplement pour lui donner les moyens de comprendre votre réaction avec bienveillance.

3. Exprimez sincèrement votre besoin révélé par l'émotion que vous ressentez, en termes concrets.

4. Concluez en formulant une demande réaliste et négociable. C'est une façon de tendre la main pour rétablir la relation sur des bases saines.

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Recette de Communication Non Violente - 4. Demandez ce que vous aimeriez pour vous rendre la vie plus belle

Publié le par Sirieix

Un homme qui ne sait pas nager tombe dans un étang. Il crie à son chien : "Médor, va chercher de l'aide !" Aussitôt, le chien court chez un psychanalyste et se couche sur le divan...

 

La Communication Non Violente suggère que nous formulions nos demandes dans un langage qui décrit clairement les actions que nous aimerions que fassent les autres pour que notre bien-être soit renforcé.

 

Pour cela,

  • nous devons dire ce que nous voulons plutôt que ce que nous ne voulons pas,
  • nous devons le faire en termes d'actions concrètes, et non dans un langage imprécis ou abstrait,
  • il est préférable d'utiliser la forme interrogative,
  • il est conseillé de faire en sorte que la demande soit négociable.

Il est important de garder à l'esprit que demander n'est pas exiger !

 

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Recette de Communication Non Violente - 3. Disposez ce dont vous avez besoin sur votre plan de travail

Publié le par Sirieix

Si vous avez bien suivi les étapes 1 et 2 de la recette, il s'agit maintenant de faire le lien entre vos sentiments et les besoins qui les suscitent. Si vous n'êtes pas conscients de ce lien entre ce qui se passe en vous et vos sentiments, vous risquez d'en vouloir aux autres en leur reprochant leurs actions.

Il faut donc s'entraîner à s'exprimer en acceptant la responsabilité de nos sentiments plutôt qu'en la reportant sur les autres. Une astuce : faites suivre l'expression de votre sentiment de"parce que je..."

 

Voici des formulations qui culpabilisent les autres en leur faisant porter la responsabilité de ce que nous éprouvons :

  • "Je me sens blessé par ce que tu dis"
  • "Quand tu arrives en retard, ça me tape sur les nerfs"
  • "Tu me fais de la peine si tu ne manges pas ta soupe"

En revanche, voici des exemples de corrélation bien établie entre sentiment et besoin :

  • "Je suis inquiet si tu ne manges pas ta soupe parce que je crains que tu sois malade"
  • "Quand tu es arrivé en retard à notre dernier rendez-vous, j'ai été agacé parce que je voulais tenir mon planning afin d'avoir le sentiment d'avoir accompli quelque chose"
  • "Je suis en colère quand tu dis cela parce que je le prends comme un reproche"

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