Tea for two... and to fortiche !

Publié le par Sirieix

Nos amis Américains font circuler sur la toile ce comparatif ironique entre le mouvement du Tea Party et celui des Indignés de Wall Street.

Pour ceux qui l'ignoreraient, le Tea Party est un mouvement politique aux Etats-Unis, contestataire, hétéroclite, populiste (en France, on dirait "poujadiste"), qui s'oppose à l'État fédéral et ses impôts. Son nom fait référence d'une part à la Boston Tea Party, ce mouvement de révolte contre le Parlement britannique, en 1773, pendant lequel les colons américains jetèrent les cargaisons de thé anglaises par dessus bord. D'autre part, TEA est un acronyme pour Taxed Enough Already (comprenez : on est déjà assez imposé).

teaparty

Le spéculateur milliardaire George Soros a apporté son soutien au mouvement des Indignés de Wall Street en publiant l'écart exhorbitant de revenus entre sa secrétaire et lui.

Des idées innovantes, quelquefois utopiques, toujours stimulantes, pour changer l'économie, sont à découvrir dans le hors-série "Et si on changeait tout..." publié par Alternatives Economiques.

Voir les commentaires

10 manières d'énerver votre interlocuteur lors d'un entretien

Publié le par Sirieix

1- Une poignée de main molle

La poignée de main, c'est le premier contact ; elle donne le ton à l’entretien. Elle est déjà révélatrice d’une certaine personnalité : timide, assurée, prétentieuse ou effacée. « La poignée de main idéale est franche, sans être trop appuyée », avance Julie Isabelle-Binon, de Team RH. Veillez à ne pas avoir les mains moites ou collantes, l’impression laissée serait peu agréable…
La poignée de main, c’est sans doute le geste le plus banal lorsqu’on rencontre quelqu’un. Méfiez-vous, il n’en reste pas moins capital. Molle, herculéenne, mécanique,  la poignée de main ratée donne une mauvaise impression en début d’entretien. Pour maîtriser cet art, il ne vous reste plus qu’à suivre à la lettre les conseils de Geoffrey Beattie. Ce psychologue et chercheur à l’université de Manchester est un peu le pape de la poignée de main. Il a même édicté les commandements pour un serrage de main parfait. Et il n’est pas le seul à se pencher sur la question. Puisque, pour mener ses conclusions, Geoffrey Beattie s’est servi d’une étude commandée… par Chevrolet !
« Main droite, prise complète, pression ferme (mais pas trop forte), à un point médian entre vous et votre interlocuteur, une paume sèche et douce, environ trois mouvements donnés avec une vigueur moyenne, pour un temps ne dépassant pas deux à trois secondes au cours duquel le contact visuel sera maintenu, un sourire naturel, et, bien sûr, une expression orale appropriée. »
 
2- Les bras croisés

Un interlocuteur assis les bras croisés est sur la défensive. C’est un signe de repli et de protection. Il n’est pas ouvert à la discussion. Au Japon, c'est même une attitude insultante, du genre "Cause toujours !"

3- La main devant la bouche

Parler avec les doigts sur les lèvres ou la main en opposition avec la bouche attire l'attention de votre vis-à-vis :  cette gestuelle traduit une certaine contradiction. Etes-vous en train de mentir ou, tout du moins, de masquer la vérité ?

4- Le regard fuyant ou trop insistant

Ne fuyez pas le regard de l'autre ! Ce n’est pas avec la fenêtre ou vos chaussures que vous avez rendez-vous. Cette attitude peut froisser votre interlocuteur, en plus de trahir une profonde gêne.
Mais attention ! Un regard fixe insistant n’est pas non plus très apprécié. Il traduit une assurance trop prononcée et inverse le rapport de force. N'oublions pas que nous sommes des prédateurs : si je fixe ma proie... c'est pour mieux la croquer, mon enfant !

5- Les sourcils froncés

Prenez garde quand vous froncez les sourcils. Cela traduit que vous n’êtes pas en accord avec ce qu’expose votre interlocuteur. Vous remettez en cause ses paroles en faisant appel à votre jugement de valeur. De temps en temps et de manière appropriée, vous faites preuve d'esprit critique. Répété, cette mimique peut froisser l'autre.

6- Les coudes sur le bureau

Prendre ses aises sur le bureau de votre interlocuteur sans y avoir été invité peut choquer. Même les coudes n’y ont pas leur place. « Un individu qui s’installe et empiète sur l’espace personnel de celui qui le reçoît est perçu comme une personne envahissante et un peu trop sûre d’elle », commente Nicolas Tertrais, consultant associé dans le cabinet de conseils Advisia RH.

7- Utiliser son téléphone portable

Le téléphone portable n’a aucune raison d’être allumé pendant un entretien. Vous devez être à 100 % disponible pour votre interlocuteur. Rien de plus vexant que de répondre à un appel en pleine discussion. C’est un manque de savoir-vivre et on ne vous le pardonnera pas.

8- Mâcher un chewing-gum

Tout comme le téléphone portable, le chewing-gum est très mal perçu. Mâcher ou manger une quelconque nourriture est un comportement irrespectueux.

9 - Être avachi sur son siège.

La manière de se tenir assis est peut-être le comportement le plus révélateur pour un professionnel des ressources humaines. Il existe mille et une positions assises. Stéphane Pille, directeur commercial du cabinet CHR Profil, a retenu les plus appropriées : « Se tenir bien droit. Être calé au fond de sa chaise. Se tourner bien en face. Ne pas croiser les jambes. Poser les mains sur les cuisses. Oubliez les positions courbées, de travers, avachies ou sur le bord de la chaise. Elles traduisent toutes une attitude désinvolte. »

10- Tous les gestes d’anxiété

Identifiez les gestes qui trahissent habituellement votre angoisse, vous serez ainsi plus à même de les éviter :

  •     Ne pas savoir où mettre ses mains
  •     Se mordre les lèvres
  •     Jouer avec un stylo
  •     Mordiller un objet
  •     Tapoter sur la table ou l’accoudoir
  •     Taper du pied
  •     Se gratter
  •     Se caresser les cheveux ou la cuisse



D'après les conseils de Sylvain Luneau, de Keljob...

Voir les commentaires

Où l'absence de soutien-gorge peut perturber le fonctionnement de l’entreprise...

Publié le par Sirieix

Contrairement au célèbre adage, l'habit fait le moine. Les codes vestimentaires ont certes changé depuis l'an 2000, mais ils restent une réalité incontournable.

 

Bien sûr, il y a les entreprises où l'uniforme est obligatoire, pour des raisons d'hygiène ou de sécurité. C'est aussi un moyen de se faire reconnaître par les autres. Il véhicule l'image de l'entreprise, et peut donner aux salariés le sentiment d'appartenance à une caste.

 

Le film de Spielberg "Arrête-moi si tu peux" (2003), où Leonardo di Caprio incarne un escroc se faisant passer tout à tour pour pilote de ligne, docteur, policier, etc. montre à quel point on fait confiance aux gens d'abord sur leur apparence.

 

L'union des banques suisses n'a pas hésité à diffuser un dresscode complet de 40 pages auprès des salariés :

Dresscode UBS

 

Selon l’Observatoire des discriminations, le choix d’un candidat à un poste dépend pour 82% de son apparence, toutes compétences égales par ailleurs. La communication non verbale tient donc une place très importante... et très codée.

"Les non-codes sont des codes ; le piège serait de sous-estimer le poids des apparences" (Aude Roy, consultante en image).*

 

"Il faut coller à un univers tout en ayant une part de liberté à l’intérieur de l’entreprise mais qui est très réduite", explique Abou Ndiaye, sociologue, spécialiste du vêtement au travail. "Les choses sont beaucoup plus compliquées que par le passé, on pardonne moins les fautes de goût, les manquements. Il ne faut pas s’écarter de ce à quoi on doit correspondre."*

 

On se souvient de cette expérience menée à la prison de Stanford en 1971 par le sychologue Philip Zimbardo, et reprise dans un film de Olivier Hirschbiegel (2000), "L'expérience". Des étudiants sont payés pour vivre pendant deux semaines dans une prison factice, où certains ont le rôle de gardiens et les autres de prisonniers, par tirage au sort. Chacun est bien sûr "habillé" en fonction de son rôle.

 

 Le Code du travail stipule simplement que « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » (art. L. 1121-1). Quelques jurisprudences ont été fixées par la la Cour de cassation : "Le salarié est libre de se vêtir à sa guise" (Cass. soc., 6 nov. 2001), "Les tenues ne doivent pas être trop décolletées, échancrées ni trop courtes" (Cass, soc., 18 mai 1999), "Le port par une femme d’un chemisier transparent sans soutien-gorge peut perturber le fonctionnement de l’entreprise" (Cass. soc., 22 juillet 2006)...

 

* Tiré de l'article de Laure Dumont et Emmanuelle Souffi, "Les codes vestimentaires au travail", Liaisons Sociales Magazine, septembre 2011.

Voir les commentaires