Le test des trois passoires

Publié le par Sirieix

Un lundi matin, dans l'entreprise ALTO RAGO, un salarié entra dans le bureau de son chef de service, et, après les banalités rituelles d'usage le lundi matin, en vint au fait de sa visite :

« Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur Dupont, celui qui prétend être ton ami ? dit-il.

- Un instant, lui répondit son supérieur avisé en levant la main devant lui. Avant que tu me le dises, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.

- Les trois passoires ? ...

- Mais oui. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on voudrait dire. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu vas me dire est vrai ?

- Non. A vrai dire, j'en ai simplement entendu parler, mais de source sûre, hein ... En fait, tu ne vas pas en revenir...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Utilisons maintenant la deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien à son sujet ?

- Ah ça non ! Bien au contraire ! Il paraît que...

- Donc, interrompis le chef, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas certain qu’elles soient vraies. Venons-en à la troisième passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ou aurait dit ?

- Oui... Non... Enfin, pas vraiment... Mais c'est important que tu saches...

- Alors, coupa à nouveau le chef, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »


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L'homme qui voulait être heureux

Publié le par Sirieix

Laurent Gounelle (2008), L'homme qui voulait être heureux.

 

Dans ce roman philosophique, Laurent Gounelle n'apporte rien de neuf, et aborde les thèmes qui en font la trame de manière très superficielle. Le seul intérêt de ce livre est de présenter, à travers la lecture facile d'une histoire simpliste, certaines des thèses de la communication systémique (développées par Paul Watzlawick dans l'ensemble de ces livres) et de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique, créée par Richard Bandler et John Grinder).

Ainsi, ce que nous pensons être la réalité correspond en fait à l'interprétation que nous faisons de ce que nous avons perçu de cette réalité. C'est une boucle systémique qui fait que nous filtrons certaines informations du monde qui nous entoure pour élaborer notre représentation de la réalité, et cette représentation nous permet d'affiner notre filtre pour sélectionner les informations que nous jugeons pertinentes.

"La carte n'est pas le territoire" est un des axiomes de la PNL qui illustre ce phénomène.

Notre croyance, notre représentation, influe sur notre filtre de la réalité, puis sur nos comportements. Ceux-ci ont, à leur tour, une influence sur le comportement des autres. L'observation que nous faisons des comportements des autres renforce notre croyance.

Illustration : si vous êtes convaincu que le monde est plein de dangers, vous allez être sur vos gardes et vous méfier de toutes les personnes inconnues que vous croiserez. Votre visage sera probablement fermé, peu amène. Ceux qui vous rencontrent pour la première fois vont sentir cette hostilité, et en retour ne vont pas s'ouvrir à vous ni être bienveillants à votre égard. Eux-mêmes resteront fermés. Et ceci renforcera votre croyance qu'il faut se méfier des inconnus.

Mais ça marche aussi en sens inverse : si vous êtes convaincu que tout le monde est sympathique, vous allez être accueillant et ouvert avec les gens que vous croisez. Ils vont être détendus en votre présence, vous apportant ainsi la preuve qu'ils sont effectivement sympathiques.

Dans le même ordre idée, il faut prendre conscience que, souvent, les autres nous voient comme nous nous voyons nous-mêmes. Faites le test : imaginez que vous êtes très ennuyeux et voyez ce qu'en pensent les autres !

Le corollaire de ce phénomène est que, quand nous sommes convaincus d'une chose, elle devient la réalité...

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