Au coeur des projets, les hommes

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J' veux du soleil ! Vivre en Languedoc-Roussillon

Midi-Libre publie aujourd'hui, sous la plume de Pierre Bruynooghe, un article sur l'évolution de la démographie en Languedoc-Roussillon.

En dix ans, entre les recensements de 1999 et de 2009, la population de la région a augmenté de 14%, soit 33000 habitants de plus chaque année. Sans surprise, ce sont surtout les villes du littoral qui attirent le plus de monde, et en particulier les agglomérations de Montpellier, Nîmes et Perpignan.Les données de l'Insee apportent cependant un éclairage particulier qui remet en cause un certain nombre d'idées reçues. Ainsi, la croissance de la population de l'arrière-pays a été plus forte que celle du littoral ; l'ouverture des axes routiers A75 et A751a facilité l'accès à ces territoires, où le coût des terrains et le prix des logements sont aussi plus attractifs qu'en bord de mer.

L'accroissement de la population est due en partie aux nouveaux arrivants, qui rajeunissent la population, car ce sont d'abord des actifs (près des deux-tiers sont des couples avec enfants), alors que les retraités ne constituent qu'un cinquième des "immigrants". On apprend également que, parmi les arrivants d'originaire étrangère, les Européens du Nord sont plus nombreux que les Africains.

Cependant, tout n'est pas rose sous le soleil ! Globalement, la population du Languedoc-Roussillon reste plus âgée que la moyenne nationale. Bien que la région se situe au 2ème rang national pour la croissance de l'emploi et affiche le plus fort taux de créations d'entreprises des régions françaises de métropole (essentiellement de toutes petites unités), le taux de chômage au 3ème trimestre 2011 est de 12,9% soit largement au-dessus de la moyenne nationale (9,3% pour la métropole) ; le taux de survie des entreprises est un des plus faibles de France. "Le produit intérieur brut par habitant reste le plus bas des régions françaises. Cette faiblesse n'est pas liée à un manque de productivité, mais à un déficit du nombre d'emplois par rapport à la population résidente." (Insee). Il y a un déficit structurel des emplois, dû à une forte proportion de seniors, et une personne sur cinq vit dans un ménage en dessous du seuil de pauvreté.

Il nous reste le soleil, la mer... et l'espérance d'une vie meilleure, une fois débarrassés du triple A, sous le signe du triple B : Bonheur, Boulot, Bonne humeur !

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