Le temps des coping

Publié le par Sirieix

Qu'est-ce qui rend certaines personnes résistantes au stress ?

 

Le coping est "le processus actif par lequel l'individu fait face à une situation stressante et réussit à la maîtriser, par l'autoappréciation de ses propres activités et de ses motivations" (Bloch et al., Grand dictionnaire de la psychologie, 1991).

Le terme vient de l'anglais "to cope with" qui signifie "faire face", "venir à bout".

Le coping fait référence aux efforts adaptatifs que développe une personne face à des situations de menace, de défi et de nuisance, bref à des situations de stress. Il peut s'agir aussi bien d'un acte simple (éviter un danger immédiat, analyser un contexte pour savoir quoi faire...) que d'une série d'actions se déroulant dans le temps (faire le deuil...)

 

Il y a trois aspects fondamentaux au coping :

  • Le processus actif de coping dans lequel s'engage une personne en situation de stress. Il peut être composé de réponses directes visant à éliminer la source du danger, ou de réponses palliatives cherchant à réduire la perception du danger (par exemple, le déni, le recours aux anxiolytiques, etc.)
  • Les stratégies de coping, élaborées de façon consciente et rationnelle pour surmonter la source de l'anxiété.
  • Les styles de coping, dispositions par rapport au traitement de l'information, tendances propres à l'individu à évaluer les menaces (les surévaluer, les sous-évaluer...) à s'attaquer aux problèmes ou à les éviter, impulsivité, indécision, comportement posé et réfléchi...

Une étude de Flannery montre que ceux qui résistent le mieux au stress utilisent quatre stratégies :

  • Ils pensent contrôler leur environnement et avoir les compétences nécessaires dans des situations spécifiques.
  • Ils ont un travail qui les absorbe, qui a du sens pour eux, et dans lequel ils s'impliquent.
  • Ils ont une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique, moments de relaxation.
  • Ils ont des relations personnelles dans un tissu social qui leur procurent camaraderie, écoute, information.

Deux conclusions s'imposent :

  • Plus votre répertoire de comportements de coping est large et souple, plus vous réussirez à vous adapter aux événements, et plus vous serez à l'abri des risques de troubles psychiatriques.
  • Analysez finement votre gestion du temps et réfléchissez bien à vos priorités. Avoir un travail prenant, c'est bien, mais il faut garder du temps pour les relations sociales (famille, amis, associations...), du temps pour son bien-être physique (sport, relaxation...) Certaines activités permettent de combiner plusieurs aspects (une activité sportive avec des amis, un repas équilibré en famille, un travail en équipe dans une ambiance harmonieuse...) : repérez-les pour les privilégier.