Au coeur des projets, les hommes

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Recette de Communication Non Violente - 2. Avec une passoire, filtrer vos sentiments

Dans une situation conflictuelle, il est plus utile et plus instructif de parler de ce qui se passe en soi plutôt que de ce qui ne va pas chez l'autre. C'est aussi plus difficile.

Pour pratiquer efficacement la Communication Non Violente, notre deuxième difficulté est de faire le tri des sentiments que nous éprouvons dans une situation relationnelle, à partir de ce que nous tenons pour la réalité (voir l'article précédent sur l'observation).

En effet, nos sentiments fournissent des informations sur le degré de notre bien-être ; ils sont en quelque sorte des indicateurs de ce qui va ou ne va pas dans ce que nous vivons à l'instant présent.

Pour pouvoir prendre conscience et verbaliser ce qui se passe en nous, nous avons à développer un vocabulaire affectif le plus précis possible, en éliminant plusieurs scories grâce à la passoire pour ne conserver que nos sentiments authentiques :

  • Eviter les mots vagues et généraux qui ne décrivent pas clairement ce que nous ressentons : "je me sens bien", "je me sens mal"...
  • Se méfier des expressions "je sens que..." ou "je me sens comme..." qui expriment en réalité une opinion ou un jugement et non un véritable sentiment : "je sens que c'est mal de faire comme ça", "je me sens comme un idiot", "je me sens nul"...
  • Mettre de côté les mots qui se rapportent à notre perception du comportement des autres, à l'interprétation que nous faisons de leur intention : "je me sens abandonné, incompris, agressé, bafoué, méprisé, manipulé, trahi..."

D'après Marshall Rosenberg.

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