Merci patron ! Ah, quel plaisir de travailler pour vous !

Publié le par Sirieix

IPSOS et Edenred réalisent, depuis 2007, le baromètre de la motivation et du bien-être des salariés français au travail. Pour ce faire, ils consultent 4000 salariés.

 

Le bilan de 2011 a reçu pour titre "La rupture ?", et ce pour 4 raisons :
  • l'impasse sur le plan de la motivation ;
  • la difficulté des salariés à se projeter dans un avenir professionnel ;
  • le décrochage de l'encadrement supérieur ;
  • l'érosion du bonheur au travail, jusque-là un des principaux moteurs de la motivation.
Cette vidéo de quatre minutes apporte quelques explications sur la baisse du moral des salariés français.Elle présente aussi, de manière innovante, des pistes d'actions afin de désamorcer cette sinistrose et d'accompagner le changement (le renforcement du pouvoir d'achat, la co-construction d'un parcours professionnel, le mieux-vivre en entreprise).

 

Un peu d'humour ne nuisant pas, jetez donc un coup d'oeil à ce petit clip impertinent de la chanson des Charlots (1970).

 

Voir les commentaires

Au travail, les femmes sont-elles meilleures que les hommes ?

Publié le par Sirieix

A ce sujet, je vous recommande l'article de Capital, à lire en cliquant sur

link

L'article fait l'éloge de la mixité comme levier de la performance. 

Une étude du cabinet McKinsey montre qu'il y a une corrélation excellence organisationnelle et présence féminine dans l'encadrement des entreprises.

 

Voir les commentaires

Aujourd'hui, j'ai rencontré Grand-mère qui revenait du marché...

Publié le par Sirieix

- Ah bon ! Et qu'a-t-elle achetée ?

- Elle a acheté la dernière innovation high-tech qui fera fureur en 2012 dans tous les mileux branchés : un GBS* !

- A quoi ça sert ?

- Et bien, par exemple, quand quelqu'un vous dit "Travaillez plus pour gagner plus", le GBS analyse la proposition et vous dit si elle est vraiment valable ou pas. En l'occurrence, il répondra : "Gagner plus pour quoi faire, s'il ne vous reste plus de temps en dehors du travail ?"

- Je ne suis pas sûr d'avoir compris...

- Prenons un autre exemple. Supposons que vous vous disiez "Il me faut absolument un iPhone, ou un iPad". Le GBS lance son analyse et vous posera la question : "A quel besoin ce produit doit-il pallier ? Ce besoin est-il vraiment le vôtre, ou vous a-t-il été instillé par un élément extérieur ?"

- Si je comprends bien, cet appareil apporte plus de questions que de réponses !

- Un dernier cas : on vous offre une sortie exceptionnelle, qui vous plaît beaucoup, pour le week-end, mais vous vous sentez obligé d'aller voir vos parents, d'aider votre voisin à construire son abri de jardin, de terminer cet important rapport que le patron veut pour lundi matin sans faute... Le GBS recherche alors ce qui compte vraiment pour vous, ce qui est essentiel, vital, pour vous seul, et vous aide à prendre votre décision. L'air de rien, l'utilisation de cet appareil est particulièrement bénéfique. Vous gagnez sur tous les tableaux : vous évitez les situations trop stressantes imposées par votre environnement sans qu'il y ait de véritable bénéfice pour vous, vous dormez mieux, êtes plus serein, plus ouvert, plus disponible pour ce qui compte vraiment pour vous (et ceux qui comptent vraiment pour vous), vous arrêtez de participer à la course effrénée à la consommation et donc vous vous enrichissez au lieu de vous endetter...

- Pas mal, pas mal... Mais ce n'est pas un peu paradoxal de votre part de me pousser à acquérir un appareil tel que celui-là alors que vous venez de m'expliquer que ce n'est pas véritablement mon besoin mais plutôt un désir d'avoir ce GBS que vous m'avez insufflé ?

- Et bien non ! D'abord, parce que cet appareil est gratuit, et ensuite parce que vous l'avez déjà... peut-être sans le savoir !

- ???

- un GBS, c'est un Gros Bon Sens !

 

* Merci à mon ami Jean-Pierre Couderc à qui j'emprunte le concept.

Voir les commentaires

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

Publié le par Sirieix

Cette phrase, tirée de Voltaire, a inspiré le titre français du roman qu'Aldous Huxley publia en 1932. "Le meilleur des mondes" décrit une société où chaque être est programmé pour occuper une place précise dans la société.

 

Méfions-nous que le meilleur des mondes ne soit pas l'idéologie de certains fanatiques de psychométrie (Cf. article précédent). Pour preuve, le questionnaire ci-dessous, élaboré d'après la théorie d'un chercheur de l'Inserm sur le repérage précoce des enfants "à problème" (entendez "futurs délinquants"), et distribué aux professeurs des écoles :

 

QuestionnaireEcolePrimaire

 

Je me vois obligé de faire ici mon autocritique : si j'étais évalué par cet outil, je n'aurais aucune croix dans la colonne "jamais" !

Pour être honnête, si je devais noter les adultes que je forme, il y en aurait forcément certains qui obtiendraient les notes 2 ou 3. La conclusion "scientifique" serait que des délinquants occupent des postes à responsabilité dans les entreprises et dans les administrations ! MDR ("Mort de rire") comme disent les jeunes ;-)

Voir les commentaires

Mon voisin est un psychométreur !

Publié le par Sirieix

De tout temps, la grande question a été, et reste, de savoir qui sont les autres, de comprendre et de prévoir leurs comportements. Analyser les traits de personnalité des individus, les classer et pouvoir prédire leurs actions, voilà toute l'affaire ! Mais sur quelles bases théoriques s'appuyer pour construire une méthode ? Comment s'y prendre ? Et surtout, dans quelle intention ?

 

Classer les objets de l'univers est une démarche ancienne qui répond au besoin essentiel de réduire l'incertitude et de se donner les moyens de maîtriser ce qui est inconnu. Aristote est l'un des précurseurs de la taxonomie. Il a aussi formalisé une méthode de classement : le carré logique ou carré d'Aristote, qui représente les oppositions entre quatre propositions fondamentales sous la forme "sujet x - prédicat P"

  • Proposition notée A, universelle affirmative : « tous les x sont P »
  • Proposition notée E, universelle négative : « aucun x n'est P »
  • Proposition notée I, particulière affirmative : « quelque x est P »
  • Proposition notée O, particulière négative : « quelque x est non-P »

Des objets aussi difficiles à cerner que les traits de personnalité n'ont pas fait exception à la règle. Pour les répertorier, deux approches théoriques principales sont possibles.

Certains considèrent que le tempérament d'une personne a des causes organiques. Hippocrate, par exemple, est tenu pour être l'auteur de la théorie des humeurs. Selon cette théorie, le corps rassemble les quatre éléments fondamentaux, l'eau, l'air, le feu et la terre, auxquels correspondent quatre qualités, humide, sec, chaud, froid. La prédominance d'un élément détermine un tempérament fondamental :

  • le bilieux, plutôt colérique (chaud et sec),
  • l'atrabilaire, enclin à la tristesse (froid et sec),
  • le flegmatique, calme, gardant son sang-froid, voire apathique (froid et humide),
  • le sanguin, gai et enjoué (chaud et humide).

Une autre perspective est de chercher aux traits de personnalité des déterminants psychiques. Le psychanalyste Carl Gustav Jung a élaboré une typologie pour appréhender le mode de fonctionnement psychologique d'un sujet. Elle distingue seize types psychologiques combinant quatre fonctions fondamentales liées à la motivation de l'individu et au traitement de l'information :

  • Extraversion / Introversion, selon que la personne est motivée par les expériences proposées par son environnement ou par son univers intérieur (pensées, sentiments).
  • Sensation / Intuition, selon le mode privilégié de recueil de l'information.
  • Pensée / Sentiment, façon de prendre une décision.
  • Jugement / Perception, comme préférence de mode d'action.

« La sensation (c'est-à-dire, le sentiment de perception) vous dit que quelque chose existe ; la réflexion vous dit ce que c’est ; le sentiment vous dit si c'est agréable ou pas ; et l'intuition vous dit d'où ça vient et où ça mène. » – C.G. Jung

En 1905, Alfred Binet propose une échelle de mesure de l'intelligence, le test du Q.I. Il invente ainsi l'un des premiers tests psychométriques ayant une véritable assise scientifique.Aujourd'hui, de nombreux tests psychométriques s'appuyant sur ces théories sont proposés : le MBTI (Myers Briggs Type Indicator, le HBDI (Herrmann Brain Dominance Instrument) basé sur la théorie de spécialisation des hémisphères cérébraux de Sperry et la théorie du cerveau triunique de MacLean, etc.

 

Se pose la question cruciale de la finalité de ces tests : à quelle fin sont-ils utilisés ? Quelle est l'intention véritable de celui qui les met en oeuvre ?

Il me semble que deux réponses sont possibles, si l'on distingue les tests de soi-même pour soi-même et les tests de certains pour autrui. Dans le premier cas, on trouvera sans doute des gens qui doutent d'eux-mêmes ou qui sont curieux d'en apprendre plus sur eux-mêmes. Ceux-là s'attendent à des révélations suscpetibles de changer leur vie, et bien souvent trouvent simplement confirmation de ce qu'ils savaient déjà.

Dans la deuxième catégorie, on trouvera, entre autres, les recruteurs. Or, quelle fiabilité peut-on accorder à ces tests ? Bien que scientifiquement menés et théoriquement fondés, ils ne peuvent, dans le meilleur des cas, que donner un reflet qui se veut fidèle de la personnalité de celui qui se soumet à l'épreuve, à un moment précis de sa vie (il est jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, riche ou pauvre, seul ou en famille...), en sachant qu'il passe un test (quelle réponse pourrait faire plaisir au recruteur ? Quelle est la réponse qui me fera bien voir ?...) et dans un contexte particulier (ça se passe à un moment de la journée et de la semaine, dans un endroit précis, sous un climat donné, en compagnie de gens plus ou moins nombreux, plus ou moins hostiles...)

 

Et puis, soyons sincères : je pense que je suis capable de changer, que j'adopte aujourd'hui, dans telle ou telle situation, un comportement que je ne pratiquais pas hier... et je trouve ça normal. Et je voudrais classer les autres une fois pour toutes en considérant qu'ils sont incapables de changer, et qu'on peut ou on ne peut pas, définitivement, leur faire confiance ! C'est paradoxal.

 

Alors, gardez-vous de la personnologie, méfiez-vous de votre voisin psychométreur, et soyez confiant dans la capacité illimité qu'a chacun de ceux qui vous entoure de vous surprendre... pour le meilleur ou pour le pire !

Voir les commentaires