Articles avec #comportements tag

111. Norme d'utilité et norme de désirabilité

Publié le par Sirieix

111. Norme d'utilité et norme de désirabilité

Comment la norme d'utilité et la norme de désirabilité peuvent-elles être utiles en marketing ?

Selon Beauvois (1994b), l’activité descriptive est une activité d’évaluation qui laisse transparaître les valeurs sociales que doit réaliser le type d’individu décrit (donc évalué). Le jugement porté sur une personne (ou sur un groupe de personnes) sera porteur des valeurs que lui attribue le fonctionnement social. Un “bon ouvrier”, pour reprendre l’exemple de Beauvois, sera dépeint comme honnête, loyal et travailleur ; en revanche, dynamisme, sens des contacts et de l’organisation s’appliqueront au “bon cadre”. Pour aller plus loin, dans son article « Autour de la norme sociale » (2002b), Nicole Dubois distingue deux variétés de norme de jugement :

  • une norme de jugement reposant sur une valeur d’utilité,
  • une norme de jugement reposant sur une valeur de désirabilité.

Dubois (2002b) apporte une précision à la théorie de Schwartz (1994), pour qui les valeurs sont des buts fondés sur les motivations humaines. Elle distingue la norme de désirabilité qui repose sur les motivations, et la norme d’utilité qui est le reflet des prescriptions du fonctionnement social, la bonne façon de penser et de se comporter selon la situation.

Dans la même perspective, les résultats de nombreuses recherches permettent d’avancer que la valeur que nous attribuons aux objets sociaux[1] se mesure sur deux dimensions indépendantes. Dubois et Beauvois (2001) rappellent ainsi qu’Osgood, Suci et Tannenbaum (1957) ont ramené les trois dimensions initiales de leur modèle VPA (valeur, puissance, activité) à deux dimensions principales, la valeur et le dynamisme ; que Peeters (1999) a présenté un modèle d’asymétrie positive / négative distinguant « profitabilité pour soi » et « profitabilité pour autrui ».

La valeur sociale, selon Dubois et Beauvois (2001), s’oriente donc sur deux dimensions indépendantes :

  • la désirabilité sociale, ou « tout pour plaire », dimension de source affective, qui « traduit la connaissance que l’on a des affects que peut susciter une personne, ou des satisfactions que peut apporter cette personne aux principales motivations d’autrui »[2],
  • l’utilité sociale, ou « tout pour réussir dans la vie », dimension pragmatique, qui « traduit la connaissance que l’on a des chances de réussite ou d’échec d’une personne dans la vie sociale par rapport aux prescriptions du fonctionnement social dans lequel elle se trouve »[3]. L’utilité sociale est la valeur issue d'une connaissance spécifique des objets sociaux, c’est la valeur « marchande » ou économique.

Par conséquent, la mesure de la désirabilité et de l’utilité attribuées à un objet social, par exemple un type de consommateur donné, sera un indicateur de la valeur sociale de ce type de consommateur. La désirabilité nous renseignera sur la valeur affective qui lui est associée ; l’utilité nous indiquera dans quelle mesure ce type de consommateur est prescrit, recommandé, par le fonctionnement social.

[1] Un objet social peut être aussi bien un type de personne, une attitude, un comportement, un produit…

[2] N. DUBOIS (2002a). Valeurs individualistes et prescriptions libérales. Communication au colloque « Psychologie de la Démocratie », Université de Caen, septembre 2002.

BEAUVOIS Jean-Léon (1994b). Catégorisation et description psychologique dans les organisations : un outil de diagnostic psychosocial. In GUINGOUAIN G. et LE POULTIER F. (eds.). A quoi sert aujourd’hui la psychologie sociale ? Rennes : Presses universitaires de Rennes.

SCHWARTZ Shalom H. (1994). Are There Universal Aspects in the Structure and Contents of Human Values ? Journal of Social Issues, vol. 50, N°4, pp. 19-45.

Voir les commentaires

105. Comment prévenir le burn-out ?

Publié le par Sirieix

105. Comment prévenir le burn-out ?

La revue "Le Cercle Psy" (n°16) consacre, ce trimestre, un dossier intéressant au burn-out. Marc Olano présente en synthèse quelques conseils de médecins et psychothérapeutes pour se prémunir contre ce mal.

Le burn-out désigne le syndrome d'épuisement professionnel vécu par les personnes qui se ruine la santé au travail. Bien que ce syndrome ne soit pas reconnu comme maladie professionnelle (ce n'est ni le stress, ni la dépression), il peut entraîner des accidents gravissimes, comme le "karoshi".

Karoshi, qui signifie « mort par sur-travail »,c'est la mort subite d'employés de bureau par arrêt cardiaque, suite à une charge de travail ou à un stress trop important. Le karōshi est reconnu comme une maladie professionnelle au Japon depuis les années 1970.

Pour prévenir le burn-out

  • Prendre de la distance, s'arrêter quelques jours pour prendre le temps de réfléchir à sa situation. Demander son avis à un proche, qui verra les choses sous une autre perspective. Voir comment faire pour mieux supporter la situation, ou comment la modifier.
  • Négocier un aménagement de son poste : moins de responsabilités, moins de charge de travail, des tâches plus motivantes, une formation...
  • Discuter de la situation stressante avec son supérieur, avec ses collègues, avec son équipe. Ne pas rester seul.
  • Fixer des objectifs réalistes, qu'on maîtrise, ne pas être dépendant des autres, s'imposer des limites, connaître son seuil de tolérance et savoir dire non.
  • Se remettre en cause sur le plan du perfectionnisme, de l'ambition, du surengagement, du sentiment de supériorité. Eviter d'être en position d'attente (de résultats, d'une décision...) Ne pas se prendre trop au sérieux.
  • Renoncer à vouloir convaincre à tout prix. Accepter de ne pas pouvoir tout changer, et particulièrement de ne pas pouvoir changer les autres.
  • Etre créatif, inventer de nouvelles façons de faire, bousculer ses habitudes.
  • S'appuyer sur ses relations extra-professionnelles.
  • Augmenter son capital d'énergie : avoir un loisir régulier, faire du sport, pratiquer la méditation. Prendre soin de soi, être à l'écoute de ses émotions.
  • Se déconnecter de son ordinateur, de son téléphone, de sa tablette...
  • Chercher la simplicité et l'authenticité dans son rapport aux autres.

Voir les commentaires

Pourquoi une personne est-elle désagréable avec vous ?

Publié le par Sirieix

Pourquoi une personne est-elle désagréable avec vous ?

 

Il vous est sans doute arrivé de vous retrouver face à une personne qui se montre désagréable envers vous, que ce soit dans une circonstance professionnelle ou lors d'une rencontre en dehors du travail. Il est toujours intéressant de se demander pourquoi cette personne semble vous en vouloir, ne serait-ce que pour prendre du recul et retrouver votre sérénité.

 

Quelles sont les hypothèses que l'on peut faire pour expliquer ce comportement désagréable à votre égard ? 

Les raisons susceptibles d'apporter un éclairage peuvent être intrinsèques, propres à la personne, ou extrinsèques, indépendantes de celle-ci.

 

Parmi les raisons intrinsèques, la perspective personnologique oriente vers le caractère de la personne. Si elle est désagréable, c'est dans sa nature. D'ailleurs elle est toujours désagréable, et avec tout le monde. Des tests de personnalité, style MBTI, apporteront peut-être confirmation de cette opinion. Attention cependant ! Il ne faut pas tomber dans l'erreur fondamentale d'attribution (L. Ross, 1977) c'est-à-dire sous-estimer les causes situationnelles (liées au contexte) au profit des causes dispositionnelles (qui se rapportent à la personne). Pire encore, il faut se garder de glisser dans le piège des stéréotypes, clichés et autres idées reçues du style "les vieux célibataires sont tous des aigris", "les gens de l'Est sont tous des râleurs", etc. En dernier ressort, à supposer que cette hypothèse se confirme, qu'en faire ? "On ne peut pas changer les gens" (évangile selon St Martial, III-14).

L'histoire de l'individu est une autre cause intrinsèque possible. Telle femme, élevée dans un milieu machiste privilégiant l'ascension masculine et l'épanouissement des hommes, a dû lutter toute son enfance pour arriver à se faire une place égale à celle d'un mâle. Il est probable que dans un contexte de compétition, elle use de tous les moyens pour arriver à ses fins, son comportement peut sembler égoïste, mesquin, retors... Dans un contexte sans compétition aucune, elle offrira un tout autre visage. Comprendre l'histoire de l'individu, la prendre en compte pour la "désamorcer" peut être une solution pour rétablir une communication sereine avec lui.

 

D'autre part, les raisons de la mauvaise humeur de la personne peuvent être extrinsèques, c'est-à-dire issues du contexte de la rencontre :

  • Un événement : juste avant de vous croiser, elle a appris une mauvaise nouvelle, ou il lui est arrivé quelque chose de fâcheux... Gageons que si vous venez de vous faire arrêter par la police pour excès de vitesse, vous ne serez pas aimable avec le premier venu.
  • Le temps de la rencontre est mal choisi, que ce soit le temps envisagé comme moment (le jour de la semaine, l'heure dans la journée sont mal choisis par rapport à sa disponibilité), ou comme durée (l'échange est trop long ou trop court par rapport à son attente).
  • La situation spatiale ne lui convient pas : l'endroit, globalement, la rend mal à l'aise, ou bien l'agencement de l'espace la confine dans un rôle de bougon (par exemple, elle est obligée de rester debout alors que vous êtes assis, ou l'inverse).
  • Il y a d'autres personnes présentes lors de votre échange, qu'elles y participent ou non. La mauvaise humeur de l'individu est peut-être due à elles, ou dirigée contre elles.

Enfin, si cette personne est désagréable avec vous, c'est peut-être aussi de votre faute !... Volontairement ou involontairement, vous avez une part de responsabilité dans la boucle rétroactive de la communication que vous avez engagée avec la personne. Peut-être vous êtes vous préparé à l'avance à une rencontre désagréable, et vous envoyez des signaux dans ce sens : c'est la prédiction qui se réalise. Si je te reproche d'être de mauvais poil, et si j'insiste, il y a de fortes chances pour que tu sois de mauvais poil ! Peut-être votre attitude, votre posture, votre visage, votre façon de parler déclenche, à votre insu, des émotions chez votre interlocuteur, émotions reliées à des épisodes de son passé, dont elle n'est pas consciente, et qui sont la source de son comportement agressif. Vous lui rappelez ce prof de maths qui la harcelait, vous avez la même voix que cette vieille tante qui lui faisait sans cesse des reproches... Ne perdez pas de vue que l'agressivité est une réponse automatique à une situation de stress. Il peut être conseillé, dans ce cas, de choisir un moment de calme pour faire le point avec la personne sur ce qui, en vous, peut être à l'origine de son comportement désagréable.

 

"Quand on se parle à demi-mots, on ne se comprend qu'à moitié." (Dicton populaire).

 

 

Voir les commentaires

Peut-on améliorer sa mémoire ?

Publié le par Sirieix

A voir sur l'excellent site http://www.jogtheweb.com/run/NWrkbbRmZEK7/neuro-education...

 

Comment faire pour améliorer sa mémoire ? Y a-t-il des recettes miracles ? Existent-ils des substances vraiment efficaces ? Cette petite vidéo pédagogique démonte quelques idées reçues sur le sujet, et délivre un message simple et de bon sens.

 

 

Voir les commentaires

Chassez les neuromythes ! Nous utilisons bien 100% de notre cerveau !

Publié le par Sirieix

J'ai découvert un site passionnant, et très bien fait de surcroît, qui s'attache à démolir les "neuro-mythes".

En guise de teaser, voici une petite vidéo extraite de ce site qui revient sur le cliché "Nous n'utilisons que 10% de notre cerveau"...

 

 

L'adresse du site est : http://www.jogtheweb.com/run/NWrkbbRmZEK7/neuro-education

Voir les commentaires

Mon voisin est un psychométreur !

Publié le par Sirieix

De tout temps, la grande question a été, et reste, de savoir qui sont les autres, de comprendre et de prévoir leurs comportements. Analyser les traits de personnalité des individus, les classer et pouvoir prédire leurs actions, voilà toute l'affaire ! Mais sur quelles bases théoriques s'appuyer pour construire une méthode ? Comment s'y prendre ? Et surtout, dans quelle intention ?

 

Classer les objets de l'univers est une démarche ancienne qui répond au besoin essentiel de réduire l'incertitude et de se donner les moyens de maîtriser ce qui est inconnu. Aristote est l'un des précurseurs de la taxonomie. Il a aussi formalisé une méthode de classement : le carré logique ou carré d'Aristote, qui représente les oppositions entre quatre propositions fondamentales sous la forme "sujet x - prédicat P"

  • Proposition notée A, universelle affirmative : « tous les x sont P »
  • Proposition notée E, universelle négative : « aucun x n'est P »
  • Proposition notée I, particulière affirmative : « quelque x est P »
  • Proposition notée O, particulière négative : « quelque x est non-P »

Des objets aussi difficiles à cerner que les traits de personnalité n'ont pas fait exception à la règle. Pour les répertorier, deux approches théoriques principales sont possibles.

Certains considèrent que le tempérament d'une personne a des causes organiques. Hippocrate, par exemple, est tenu pour être l'auteur de la théorie des humeurs. Selon cette théorie, le corps rassemble les quatre éléments fondamentaux, l'eau, l'air, le feu et la terre, auxquels correspondent quatre qualités, humide, sec, chaud, froid. La prédominance d'un élément détermine un tempérament fondamental :

  • le bilieux, plutôt colérique (chaud et sec),
  • l'atrabilaire, enclin à la tristesse (froid et sec),
  • le flegmatique, calme, gardant son sang-froid, voire apathique (froid et humide),
  • le sanguin, gai et enjoué (chaud et humide).

Une autre perspective est de chercher aux traits de personnalité des déterminants psychiques. Le psychanalyste Carl Gustav Jung a élaboré une typologie pour appréhender le mode de fonctionnement psychologique d'un sujet. Elle distingue seize types psychologiques combinant quatre fonctions fondamentales liées à la motivation de l'individu et au traitement de l'information :

  • Extraversion / Introversion, selon que la personne est motivée par les expériences proposées par son environnement ou par son univers intérieur (pensées, sentiments).
  • Sensation / Intuition, selon le mode privilégié de recueil de l'information.
  • Pensée / Sentiment, façon de prendre une décision.
  • Jugement / Perception, comme préférence de mode d'action.

« La sensation (c'est-à-dire, le sentiment de perception) vous dit que quelque chose existe ; la réflexion vous dit ce que c’est ; le sentiment vous dit si c'est agréable ou pas ; et l'intuition vous dit d'où ça vient et où ça mène. » – C.G. Jung

En 1905, Alfred Binet propose une échelle de mesure de l'intelligence, le test du Q.I. Il invente ainsi l'un des premiers tests psychométriques ayant une véritable assise scientifique.Aujourd'hui, de nombreux tests psychométriques s'appuyant sur ces théories sont proposés : le MBTI (Myers Briggs Type Indicator, le HBDI (Herrmann Brain Dominance Instrument) basé sur la théorie de spécialisation des hémisphères cérébraux de Sperry et la théorie du cerveau triunique de MacLean, etc.

 

Se pose la question cruciale de la finalité de ces tests : à quelle fin sont-ils utilisés ? Quelle est l'intention véritable de celui qui les met en oeuvre ?

Il me semble que deux réponses sont possibles, si l'on distingue les tests de soi-même pour soi-même et les tests de certains pour autrui. Dans le premier cas, on trouvera sans doute des gens qui doutent d'eux-mêmes ou qui sont curieux d'en apprendre plus sur eux-mêmes. Ceux-là s'attendent à des révélations suscpetibles de changer leur vie, et bien souvent trouvent simplement confirmation de ce qu'ils savaient déjà.

Dans la deuxième catégorie, on trouvera, entre autres, les recruteurs. Or, quelle fiabilité peut-on accorder à ces tests ? Bien que scientifiquement menés et théoriquement fondés, ils ne peuvent, dans le meilleur des cas, que donner un reflet qui se veut fidèle de la personnalité de celui qui se soumet à l'épreuve, à un moment précis de sa vie (il est jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, riche ou pauvre, seul ou en famille...), en sachant qu'il passe un test (quelle réponse pourrait faire plaisir au recruteur ? Quelle est la réponse qui me fera bien voir ?...) et dans un contexte particulier (ça se passe à un moment de la journée et de la semaine, dans un endroit précis, sous un climat donné, en compagnie de gens plus ou moins nombreux, plus ou moins hostiles...)

 

Et puis, soyons sincères : je pense que je suis capable de changer, que j'adopte aujourd'hui, dans telle ou telle situation, un comportement que je ne pratiquais pas hier... et je trouve ça normal. Et je voudrais classer les autres une fois pour toutes en considérant qu'ils sont incapables de changer, et qu'on peut ou on ne peut pas, définitivement, leur faire confiance ! C'est paradoxal.

 

Alors, gardez-vous de la personnologie, méfiez-vous de votre voisin psychométreur, et soyez confiant dans la capacité illimité qu'a chacun de ceux qui vous entoure de vous surprendre... pour le meilleur ou pour le pire !

Voir les commentaires

Le temps des coping

Publié le par Sirieix

Qu'est-ce qui rend certaines personnes résistantes au stress ?

 

Le coping est "le processus actif par lequel l'individu fait face à une situation stressante et réussit à la maîtriser, par l'autoappréciation de ses propres activités et de ses motivations" (Bloch et al., Grand dictionnaire de la psychologie, 1991).

Le terme vient de l'anglais "to cope with" qui signifie "faire face", "venir à bout".

Le coping fait référence aux efforts adaptatifs que développe une personne face à des situations de menace, de défi et de nuisance, bref à des situations de stress. Il peut s'agir aussi bien d'un acte simple (éviter un danger immédiat, analyser un contexte pour savoir quoi faire...) que d'une série d'actions se déroulant dans le temps (faire le deuil...)

 

Il y a trois aspects fondamentaux au coping :

  • Le processus actif de coping dans lequel s'engage une personne en situation de stress. Il peut être composé de réponses directes visant à éliminer la source du danger, ou de réponses palliatives cherchant à réduire la perception du danger (par exemple, le déni, le recours aux anxiolytiques, etc.)
  • Les stratégies de coping, élaborées de façon consciente et rationnelle pour surmonter la source de l'anxiété.
  • Les styles de coping, dispositions par rapport au traitement de l'information, tendances propres à l'individu à évaluer les menaces (les surévaluer, les sous-évaluer...) à s'attaquer aux problèmes ou à les éviter, impulsivité, indécision, comportement posé et réfléchi...

Une étude de Flannery montre que ceux qui résistent le mieux au stress utilisent quatre stratégies :

  • Ils pensent contrôler leur environnement et avoir les compétences nécessaires dans des situations spécifiques.
  • Ils ont un travail qui les absorbe, qui a du sens pour eux, et dans lequel ils s'impliquent.
  • Ils ont une bonne hygiène de vie : alimentation saine, exercice physique, moments de relaxation.
  • Ils ont des relations personnelles dans un tissu social qui leur procurent camaraderie, écoute, information.

Deux conclusions s'imposent :

  • Plus votre répertoire de comportements de coping est large et souple, plus vous réussirez à vous adapter aux événements, et plus vous serez à l'abri des risques de troubles psychiatriques.
  • Analysez finement votre gestion du temps et réfléchissez bien à vos priorités. Avoir un travail prenant, c'est bien, mais il faut garder du temps pour les relations sociales (famille, amis, associations...), du temps pour son bien-être physique (sport, relaxation...) Certaines activités permettent de combiner plusieurs aspects (une activité sportive avec des amis, un repas équilibré en famille, un travail en équipe dans une ambiance harmonieuse...) : repérez-les pour les privilégier.

Voir les commentaires

8 habits of highly effective managers

Publié le par Sirieix

A partir d'une méthode originale basée sur les observations propres à l'entreprise et sur l'analyse d'une centaine de variables (analyse des textes d'entretiens individuels, critiques et compliments émis par les salariés, nomination des meilleurs managers...), Google a réalisé une étude pour déterminer les clefs d'un bon management.


Le résultat, "Eight habits of highly effective managers" liste huit points par ordre d'importance :

  • Un manager doit savoir être un bon coach, donner aussi bien du feedback positif et constructif que négatif, mettre en place régulièrement des entretiens individuels avec les membres de son équipe.
  • Il doit savoir motiver son équipe, trouver le bon équilibre entre laisser une certaine liberté et être présent pour conseiller.
  • Montrer à ses collaborateursde l'intérêt pour leur réussite et pour leur bien-être, les connaître personnellement, aider à l'intégration de nouveaux membres.
  • Etre productif et orienté vers les résultats.
  • Savoir communiquer et être à l'écoute de son équipe.
  • Aider ses collaborateurs à évoluer dans leur carrière.
  • Avoir une vision et une stratégie claire pour l'équipe, fixer des objectifs et informer de la stratégie, impliquer.
  • Avoir les compétences techniques nécessaires pour comprendre et soutenir le travail de ses collaborateurs.

Moralité : être un bon manager est avant tout une affaire de communication et d'écoute.

Voir les commentaires