Articles avec #conflit tag

128. Régler un conflit : une approche par les solutions

Publié le par Sirieix

J'ai déjà présenté sur ce blog plusieurs techniques pour tenter de résoudre un conflit. Lisez par exemple "Quand ça commence à mal tourner...", ou encore penchez-vous sur la méthode "Comment réussir à échouer" décrite dans l'article "Comment transformer un problème en conflit".

Aujourd'hui, je vous propose d'essayer une approche systémique orientée vers les solutions.

Pensez à une personne avec qui vous êtes en conflit.

Imaginez que, par miracle, le conflit est résolu. Qu'est-ce que cette personne fera de différent ?

Et vous, en retour, que ferez-vous de différent, si l'autre change dans le sens que vous souhaitez ?

Seriez-vous d'accord pour faire "comme si", pour essayer pendant quelque temps le comportement que vous auriez en retour, et voir ce que cela donne ?

Si vous répondez "non", alors c'est qu'il est mieux pour vous de garder le conflit pour le moment...

Voir les commentaires

Risques psychosociaux : les prévenir, y remédier

Publié le par Sirieix

Risques psychosociaux : les prévenir, y remédier

Qu'est-ce que les risques psychosociaux (RPS) ?

D’après le Ministère du Travail, les risques psychosociaux recouvrent des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la santé mentale des salariés : stress, harcèlement, épuisement professionnel, violence au travail… Ils peuvent entraîner des pathologies telles que des dépressions, des maladies psychosomatiques, des problèmes de sommeil mais aussi générer des troubles musculosquelettiques, des maladies cardio-vasculaires voire entraîner des accidents du travail.

Que dit la loi ?

La loi impose au chef d'entreprise l'obligation de protéger la santé de ses employés.

Article L4121-1 du Code du Travail : "L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs."

Comment identifier les RPS ?

On a coutume de parler des risques psychosociaux en termes d'effets (la santé de la personne) et non en termes de causes (les conditions de travail). Pour faciliter leur repérage, le rapport Gollac (Ministère du Travail, avril 2011) propose six groupes de facteurs de cause :

  1. Intensité au travail et le temps de travail (horaires, durée...)
  2. Exigences émotionnelles (devoir cacher ses émotions face au public, à la souffrance, masquer sa peur...)
  3. Autonomie au travail (monotonie, ennui, solitude...)
  4. Rapports sociaux au travail (aspects relationnels internes ou externes)
  5. Conflits de valeurs (éthique, qualité...)
  6. Insécurité de la situation de travail (changements...)

Pour résumer, on peut ramener les RPS à trois grandes catégories :

  • le stress (rapports avec le travail)
  • la violence interne (rapports avec la hiérarchie ou les collègues)
  • la violence externe (rapports avec le public, l'agressivité extérieure)

Comment prévenir les RPS ou y remédier ?

Trois grands types de préventions sont possibles, qui se distinguent par leurs objectifs et leur efficacité :

  • La prévention primaire cherche à combattre le risque à la source pour éviter son émergence. Elle vise une prévention durable sur le long terme. Cela consiste par exemple à éviter les risques, adapter le travail à l'homme, prendre des mesures de prévention collective, etc.
  • La prévention secondaire s'attache à renforcer la résistance des salariés. On ne cherche plus à éviter le risque, mais à préparer les travailleurs pour y faire face. Elle est efficace uniquement à court terme. Il s'agira par exemple de formations (secourisme, gestion du stress...)
  • La prévention tertiaire s'apparente à la remédiation. Elle prévoit les actions à faire pour réagir à l’urgence des situations, dans l'instant immédiat. On trouvera par exemple les procédures de prise en charge des individus en souffrance.

Ma mission de consultant

Je suis habilité par la DIRECCTE comme IPRP : intervenant en prévention des risques professionnels. J'ai suivi une formation à l'INRS et à la CARSAT pour acquérir les compétences de base en prévention, savoir analyser un accident du travail, prévenir les risques psychosociaux.

Les RPS doivent figurer sur le document unique comme les autres risques professionnels. Je peux apporter une aide méthodologique au comité chargé de mettre à jour le document unique et de définir un programme de prévention, au sein de l'entreprise.

De plus, en tant que médiateur, je peux intervenir pour remédier aux situations conflictuelles.

Voir les commentaires

Comment transformer un problème en conflit

Publié le par Sirieix

J'ai déniché sur la toile un article fort intéressant d'un professeur canadien, que je me permets de relayer aujourd'hui.

Suivant la technique éprouvée de Watzlawick "Comment réussir à échouer", Jean Poitras donne une recette efficace en trois points pour transformer un problème en conflit. A vous de traduire : en situation conflictuelle, soyez vigilant, et veillez à éviter scrupuleusement les ingrédients présentés par Jean Poitras.

---------

Première règle : personnaliser le problème au maximum. Dites-vous que s’il y a un problème, c’est la faute de l’autre. Attribuez-lui de la mauvaise foi. Mieux encore, déterminez que l’autre est le problème. Cherchez par la suite à convaincre le plus de personnes possible que vous avez raison et que l’autre a tort. Formez, si possible, des clans au bureau. Plus vous investissez de l’énergie à percevoir l’autre comme la cause du problème, moins vous risquez de trouver une solution.

Deuxième règle : rompre toute communication avec l’autre. Ne lui adressez plus la parole, sauf en cas d’extrême nécessité. Et si vous devez lui transmettre de l’information, ne le faites surtout pas en personne. Utilisez le courrier électronique. Si possible, ne parlez plus à ses amis également. Moins vous avez de contact direct avec l’autre, moins vous risquez de confronter vos perceptions. Surtout ne gâchez pas tout en clarifiant les choses avec l’autre. Laissez plutôt vos impressions guider votre interprétation de la situation conflictuelle. Elles vous mèneront assurément vers l’escalade du conflit.

Troisième règle : appliquer intégralement la loi du talion. Cette étape est la plus facile des trois. Il suffit de ne retenir que les désagréments et frustrations que l’autre vous fait subir. Cherchez par la suite à vous venger. Ne restez pas en dette, assurez-vous d’avoir toujours le dernier mot. Pour être efficace, il est primordial de ne jamais prendre en considération que vous avez parfois, vous aussi, provoqué l’autre. Convainquez-vous plutôt que vous ne faites qu’équilibrer les préjudices. Si vous êtes persévérant, la situation deviendra finalement assez invivable pour qu’une rupture devienne la seule solution envisageable.

En appliquant intégralement ces trois règles dans l’ordre prescrit, vous réussirez à coup sûr à créer un conflit très difficile à résoudre. Il ne vous restera plus qu’à voir qui craquera en premier. Relocalisation, épuisement professionnel et démission seront autant de gages de votre succès!

* * *

Pour les pacifistes qui voudraient dénouer un conflit, il suffit de suivre les étapes inverses. Invitez d’abord les parties à faire preuve de retenue pour briser le cycle d’action/réaction nourrissant l’escalade du conflit. Facilitez par la suite une reprise des communications directes entre les parties. Encouragez alors une clarification des perceptions pour aider les parties à dépersonnaliser le problème. Le but est de revenir au problème initial et de rechercher conjointement une solution pratique. Néanmoins, ne perdez pas de vue que le processus de désescalade est beaucoup plus difficile et lent que le processus d’escalade. Armez-vous de patience!

Pour les pragmatiques qui aimeraient prévenir les conflits, assurez-vous de briser le cycle d’escalade dès le départ. Lorsque vous personnalisez le problème, rencontrez l’autre rapidement pour clarifier les perceptions. Investissez par la suite votre énergie dans la recherche d’une solution. Cependant, prenez garde à votre ego. Ne pas personnaliser le problème, c’est aussi accepter que l’on puisse être dans l’erreur. Et cela, c’est peut-être l’aspect le plus difficile de la prévention des conflits…

© Publié par Jean Poitras, Ph.D. le 26 février 2007.

Voir les commentaires

Pourquoi une personne est-elle désagréable avec vous ?

Publié le par Sirieix

Pourquoi une personne est-elle désagréable avec vous ?

 

Il vous est sans doute arrivé de vous retrouver face à une personne qui se montre désagréable envers vous, que ce soit dans une circonstance professionnelle ou lors d'une rencontre en dehors du travail. Il est toujours intéressant de se demander pourquoi cette personne semble vous en vouloir, ne serait-ce que pour prendre du recul et retrouver votre sérénité.

 

Quelles sont les hypothèses que l'on peut faire pour expliquer ce comportement désagréable à votre égard ? 

Les raisons susceptibles d'apporter un éclairage peuvent être intrinsèques, propres à la personne, ou extrinsèques, indépendantes de celle-ci.

 

Parmi les raisons intrinsèques, la perspective personnologique oriente vers le caractère de la personne. Si elle est désagréable, c'est dans sa nature. D'ailleurs elle est toujours désagréable, et avec tout le monde. Des tests de personnalité, style MBTI, apporteront peut-être confirmation de cette opinion. Attention cependant ! Il ne faut pas tomber dans l'erreur fondamentale d'attribution (L. Ross, 1977) c'est-à-dire sous-estimer les causes situationnelles (liées au contexte) au profit des causes dispositionnelles (qui se rapportent à la personne). Pire encore, il faut se garder de glisser dans le piège des stéréotypes, clichés et autres idées reçues du style "les vieux célibataires sont tous des aigris", "les gens de l'Est sont tous des râleurs", etc. En dernier ressort, à supposer que cette hypothèse se confirme, qu'en faire ? "On ne peut pas changer les gens" (évangile selon St Martial, III-14).

L'histoire de l'individu est une autre cause intrinsèque possible. Telle femme, élevée dans un milieu machiste privilégiant l'ascension masculine et l'épanouissement des hommes, a dû lutter toute son enfance pour arriver à se faire une place égale à celle d'un mâle. Il est probable que dans un contexte de compétition, elle use de tous les moyens pour arriver à ses fins, son comportement peut sembler égoïste, mesquin, retors... Dans un contexte sans compétition aucune, elle offrira un tout autre visage. Comprendre l'histoire de l'individu, la prendre en compte pour la "désamorcer" peut être une solution pour rétablir une communication sereine avec lui.

 

D'autre part, les raisons de la mauvaise humeur de la personne peuvent être extrinsèques, c'est-à-dire issues du contexte de la rencontre :

  • Un événement : juste avant de vous croiser, elle a appris une mauvaise nouvelle, ou il lui est arrivé quelque chose de fâcheux... Gageons que si vous venez de vous faire arrêter par la police pour excès de vitesse, vous ne serez pas aimable avec le premier venu.
  • Le temps de la rencontre est mal choisi, que ce soit le temps envisagé comme moment (le jour de la semaine, l'heure dans la journée sont mal choisis par rapport à sa disponibilité), ou comme durée (l'échange est trop long ou trop court par rapport à son attente).
  • La situation spatiale ne lui convient pas : l'endroit, globalement, la rend mal à l'aise, ou bien l'agencement de l'espace la confine dans un rôle de bougon (par exemple, elle est obligée de rester debout alors que vous êtes assis, ou l'inverse).
  • Il y a d'autres personnes présentes lors de votre échange, qu'elles y participent ou non. La mauvaise humeur de l'individu est peut-être due à elles, ou dirigée contre elles.

Enfin, si cette personne est désagréable avec vous, c'est peut-être aussi de votre faute !... Volontairement ou involontairement, vous avez une part de responsabilité dans la boucle rétroactive de la communication que vous avez engagée avec la personne. Peut-être vous êtes vous préparé à l'avance à une rencontre désagréable, et vous envoyez des signaux dans ce sens : c'est la prédiction qui se réalise. Si je te reproche d'être de mauvais poil, et si j'insiste, il y a de fortes chances pour que tu sois de mauvais poil ! Peut-être votre attitude, votre posture, votre visage, votre façon de parler déclenche, à votre insu, des émotions chez votre interlocuteur, émotions reliées à des épisodes de son passé, dont elle n'est pas consciente, et qui sont la source de son comportement agressif. Vous lui rappelez ce prof de maths qui la harcelait, vous avez la même voix que cette vieille tante qui lui faisait sans cesse des reproches... Ne perdez pas de vue que l'agressivité est une réponse automatique à une situation de stress. Il peut être conseillé, dans ce cas, de choisir un moment de calme pour faire le point avec la personne sur ce qui, en vous, peut être à l'origine de son comportement désagréable.

 

"Quand on se parle à demi-mots, on ne se comprend qu'à moitié." (Dicton populaire).

 

 

Voir les commentaires

Le test des trois passoires

Publié le par Sirieix

Un lundi matin, dans l'entreprise ALTO RAGO, un salarié entra dans le bureau de son chef de service, et, après les banalités rituelles d'usage le lundi matin, en vint au fait de sa visite :

« Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur Dupont, celui qui prétend être ton ami ? dit-il.

- Un instant, lui répondit son supérieur avisé en levant la main devant lui. Avant que tu me le dises, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.

- Les trois passoires ? ...

- Mais oui. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on voudrait dire. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu vas me dire est vrai ?

- Non. A vrai dire, j'en ai simplement entendu parler, mais de source sûre, hein ... En fait, tu ne vas pas en revenir...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Utilisons maintenant la deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien à son sujet ?

- Ah ça non ! Bien au contraire ! Il paraît que...

- Donc, interrompis le chef, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es pas certain qu’elles soient vraies. Venons-en à la troisième passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ou aurait dit ?

- Oui... Non... Enfin, pas vraiment... Mais c'est important que tu saches...

- Alors, coupa à nouveau le chef, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »


Voir les commentaires

Nous trouverons les responsables !

Publié le par Sirieix

Le plus souvent, dans un conflit entre les personnes, les protagonistes directs ou indirects essaient de trouver une cause ou de désigner un coupable. En fait, il est indispensable pour chacun de trouver une cause ou un coupable.

 

En réalité, une observation objective et une analyse des faits montrent que chacun des adversaires a une part de responsabilité et qu'aucun n'est réellement coupable.

 

C'est pourquoi la première étape d'une démarche de médiation devrait être de méditer cet aphorisme de Raymon Devos :

 

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !


Raymond DEVOS / Sens dessus dessous. (sketches) - A tort ou à raison / Stock 1976

Voir les commentaires

10 manières d'énerver votre interlocuteur lors d'un entretien

Publié le par Sirieix

1- Une poignée de main molle

La poignée de main, c'est le premier contact ; elle donne le ton à l’entretien. Elle est déjà révélatrice d’une certaine personnalité : timide, assurée, prétentieuse ou effacée. « La poignée de main idéale est franche, sans être trop appuyée », avance Julie Isabelle-Binon, de Team RH. Veillez à ne pas avoir les mains moites ou collantes, l’impression laissée serait peu agréable…
La poignée de main, c’est sans doute le geste le plus banal lorsqu’on rencontre quelqu’un. Méfiez-vous, il n’en reste pas moins capital. Molle, herculéenne, mécanique,  la poignée de main ratée donne une mauvaise impression en début d’entretien. Pour maîtriser cet art, il ne vous reste plus qu’à suivre à la lettre les conseils de Geoffrey Beattie. Ce psychologue et chercheur à l’université de Manchester est un peu le pape de la poignée de main. Il a même édicté les commandements pour un serrage de main parfait. Et il n’est pas le seul à se pencher sur la question. Puisque, pour mener ses conclusions, Geoffrey Beattie s’est servi d’une étude commandée… par Chevrolet !
« Main droite, prise complète, pression ferme (mais pas trop forte), à un point médian entre vous et votre interlocuteur, une paume sèche et douce, environ trois mouvements donnés avec une vigueur moyenne, pour un temps ne dépassant pas deux à trois secondes au cours duquel le contact visuel sera maintenu, un sourire naturel, et, bien sûr, une expression orale appropriée. »
 
2- Les bras croisés

Un interlocuteur assis les bras croisés est sur la défensive. C’est un signe de repli et de protection. Il n’est pas ouvert à la discussion. Au Japon, c'est même une attitude insultante, du genre "Cause toujours !"

3- La main devant la bouche

Parler avec les doigts sur les lèvres ou la main en opposition avec la bouche attire l'attention de votre vis-à-vis :  cette gestuelle traduit une certaine contradiction. Etes-vous en train de mentir ou, tout du moins, de masquer la vérité ?

4- Le regard fuyant ou trop insistant

Ne fuyez pas le regard de l'autre ! Ce n’est pas avec la fenêtre ou vos chaussures que vous avez rendez-vous. Cette attitude peut froisser votre interlocuteur, en plus de trahir une profonde gêne.
Mais attention ! Un regard fixe insistant n’est pas non plus très apprécié. Il traduit une assurance trop prononcée et inverse le rapport de force. N'oublions pas que nous sommes des prédateurs : si je fixe ma proie... c'est pour mieux la croquer, mon enfant !

5- Les sourcils froncés

Prenez garde quand vous froncez les sourcils. Cela traduit que vous n’êtes pas en accord avec ce qu’expose votre interlocuteur. Vous remettez en cause ses paroles en faisant appel à votre jugement de valeur. De temps en temps et de manière appropriée, vous faites preuve d'esprit critique. Répété, cette mimique peut froisser l'autre.

6- Les coudes sur le bureau

Prendre ses aises sur le bureau de votre interlocuteur sans y avoir été invité peut choquer. Même les coudes n’y ont pas leur place. « Un individu qui s’installe et empiète sur l’espace personnel de celui qui le reçoît est perçu comme une personne envahissante et un peu trop sûre d’elle », commente Nicolas Tertrais, consultant associé dans le cabinet de conseils Advisia RH.

7- Utiliser son téléphone portable

Le téléphone portable n’a aucune raison d’être allumé pendant un entretien. Vous devez être à 100 % disponible pour votre interlocuteur. Rien de plus vexant que de répondre à un appel en pleine discussion. C’est un manque de savoir-vivre et on ne vous le pardonnera pas.

8- Mâcher un chewing-gum

Tout comme le téléphone portable, le chewing-gum est très mal perçu. Mâcher ou manger une quelconque nourriture est un comportement irrespectueux.

9 - Être avachi sur son siège.

La manière de se tenir assis est peut-être le comportement le plus révélateur pour un professionnel des ressources humaines. Il existe mille et une positions assises. Stéphane Pille, directeur commercial du cabinet CHR Profil, a retenu les plus appropriées : « Se tenir bien droit. Être calé au fond de sa chaise. Se tourner bien en face. Ne pas croiser les jambes. Poser les mains sur les cuisses. Oubliez les positions courbées, de travers, avachies ou sur le bord de la chaise. Elles traduisent toutes une attitude désinvolte. »

10- Tous les gestes d’anxiété

Identifiez les gestes qui trahissent habituellement votre angoisse, vous serez ainsi plus à même de les éviter :

  •     Ne pas savoir où mettre ses mains
  •     Se mordre les lèvres
  •     Jouer avec un stylo
  •     Mordiller un objet
  •     Tapoter sur la table ou l’accoudoir
  •     Taper du pied
  •     Se gratter
  •     Se caresser les cheveux ou la cuisse



D'après les conseils de Sylvain Luneau, de Keljob...

Voir les commentaires

J'y pense, et puis j'oublie !

Publié le par Sirieix

 

Comment vous débarrasser d'un mauvais souvenir...
 



 

Voir les commentaires

Sans cadre, imaginez le tableau !

Publié le par Sirieix

Le problème est le même, au niveau de l'entreprise, ou bien au niveau de l'individu : à quoi sert de définir une stratégie si l'on ne sait pas quel objectif on vise ? A quoi sert de fixer un objectif s'il n'est pas sous-tendu par un cadre solide ? "Il n'est pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port" - la sentence de Sénèque ne date pas d'hier, mais reste d'actualité.

 

Il était une fois un souriceau qui, en cherchant des graines sous la terre d'un jardin, découvrit une bourse pleine de pièces d'or. Ravi de l'aubaine, il sauta et dansa de joie autour de son trésor, puis se demanda ce qu'il allait bien pouvoir en faire. Toutefois, comme il n'est pas dans la nature du souriceau de passer des heures en réflexion, il pris rapidement sa décision : il allait partir de sa souricière, quitter sa famille et ses amis, pour découvrir le vaste monde ! Vaste projet s'il en fût ! Il se mit donc en chemin après avoir préparer son baluchon : quelques croûtes de fromage bien rances, et sa bourse. En chemin, il rencontra un lapin qui lui dit :

- Souriceau, si loin de chez toi, où vas-tu donc d'un pas si décidé ?

- Je m'en vais découvrir le vaste monde.

- Si tu me donnes une pièce d'or, je t'y mènerai plus vite en te portant sur mon dos jusqu'à la lisière de la forêt.

Ainsi fut fait. Le souriceau, ravi de gagner du temps, grimpa sur le lapin, et atteignit la forêt en quelques bonds. Puis, avoir avoir remercié et payé le lapin, le souriceau entra dans la grande forêt sombre.

Il marcha longtemps, longtemps, et il commençait à sentir son moral baisser quand il rencontra un renard.

- Souriceau, si loin de chez toi, où vas-tu donc d'un pas si décidé ?

- Je m'en vais découvrir le vaste monde.

- Si tu me donnes une pièce d'or, je t'y mènerai plus vite en te portant sur mon dos à travers la forêt jusqu'à l'océan.

Ainsi fut fait. Le souriceau, tout heureux de se reposer, s'accrocha au cou du renard qui partit comme une flèche. Quand ils arrivèrent sur une grande plage de sable et de vase, le souriceau paya le renard et le remercia, puis se dirigea d'un pas décidé vers les vagues.

Il entra dans la mer et commença à nager. Au bout d'un moment, un requin émergea devant lui et lui dit :

- Souriceau, si loin de chez toi, où vas-tu donc d'une brasse si décidée ?

- Je m'en vais découvrir le vaste monde.

Le requin ouvrit alors grand sa gueule bardée de plusieurs rangées de dents acérées, et avala le souriceau d'un seul coup en ricanant :

- C'est par là !

 

Pourquoi cette collectivité a-t-elle mis en place des stages de formation au management participatif, alors que rien n'est fait par ailleurs pour en favoriser la pratique ?

Pourquoi cette entreprise veut-elle faire une enquête auprès de son personnel ? Quelles décisions prendra-t-elle en fonction des résultats, et dans quel but ?

Pour cet étudiant veut-il à tout prix continuer ses études et collectionner diplôme après diplôme ?

 

Sans cadre, toutes ces actions, celle du souriceau, de l'entreprise, de la collectivité, de l'étudiant, n'ont pas de sens.

 

Alors comment poser un cadre qui donne du sens à l'action, qui en fixe les limites, qui la contienne tout en la renforçant ? Ce cadre, le Cadre de Référence Fondamental (merci à M. Henri de Lassus, mon professeur) se définit en fonction de trois points :

  • Il s'agit d'abord d'énoncer clairement sa vocation, celle de l'entreprise(p. ex. conditionner des fruits et légumes), celle de l'étudiant (créer son entreprise de conditionnement), celle de la collectivité...
  • De là, il faut expliciter le pourquoi de cette vocation, la finalité. Attention à ne pas tomber dans le piège de la facilité en évoquant le profit (... certes, mais pourquoi de cette façon ?) Exemple de finalité pour une entreprise viticole : faire fructifier un patrimoine pour le léguer à ses descendants.
  • Enfin, on décrira la manière particulière, le style, les valeurs... bref, l'éthique qui caractérise les choix faits par l'individu, l'entreprise, la collectivité... pour mettre en oeuvre sa vocation et atteindre sa finalité.

Ce cadre de référence fondamental deviendra l'axe autour duquel on pourra élaborer une vision partagée, une gestion du temps par priorités, une bonne communication interne et externe...

Herzberg recommandait de donner du sens au travail pour développer la motivation des salariés : c'est à celà aussi que sert le cadre de référence fondamental.

Voir les commentaires

Macho, ma chochotte... Et si on inversait les rôles ?

Publié le par Sirieix

A l'occasion de la sortie du Livre "Vie de meuf", Osez le féminisme a réalisé des clips dénonçant le sexisme ordinaire que vivent les femmes tous les jours de leur vie. Grinçants, percutants, ces clips visent à faire changer les mentalités et faire avancer l'égalité femmes - hommes.

Le clip que je vous propose, une scène de machisme ordinaire en entreprise, s'intitule "L'égalité, vous l'avez". Où l'on s'aperçoit que notre comportement, à nous les hommes, n'est pas toujours irréprochable, et qu'il nous reste des progrès à faire... Le premier pas, c'est d'abord de prendre conscience de ces attitudes et remarques humiliantes qui doivent être bannies des situations professionnelles. Alors, soyons vigilants sur la façon dont nous communiquons avec l'autre sexe pour faire progresser l'égalité entre les hommes et les femmes.

Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé...

 

 


L'égalité vous l'avez_VDM par osezlefeminisme

Voir les commentaires

1 2 > >>